Si  la mise en place d’une station d’épuration et de traitement des eaux usées est la réponse à la volonté de préserver l’environnement, les ingénieurs gérant une telle station rencontrent souvent des difficultés auxquelles ils doivent faire face. Des mesures strictes sont ainsi prises surtout au niveau des déchets éliminés des eaux usées. Les détails.

Problèmes au niveau de l’épuration et de la valorisation

Lors du processus d’épuration, on trouve souvent des bactéries entrainant un phénomène de gonflement des boues.  Ce sont surtout les bactéries du nom de Microthrix parvicella qui provoque ce phénomène lorsqu’elles sont présentes en surnombre. En général, cette situation survient quand les matières organiques arrivent en surcharge ou quand ce sont des eaux pluviales ou des eaux des ruissellements qui sont en grande quantité dans les eaux usées.

Il faut noter qu’une station d’épuration dite à boues activées vise la production d’une boue résiduelle lors du processus de décantation.  Une enquête menée auprès de nombreuses stations d’épuration à boues activées a  parmi de savoir que ce problème est encore d’actualité. Ce sont surtout les bactéries filamenteuses qui en sont à l’origine. Parmi les mesures prises se retrouve l’adjonction de sels métalliques pour permettre la déphosphoration.

Par ailleurs, des difficultés se rencontrent également quant à la recherche de débouchés pour les boues polluées.  Pour y remédier, certains opérateurs n’hésitent pas à les incinérer ou à les mettre en décharge.

Un contrôle journalier du système d’épuration et de traitement

Afin que le processus d’épuration et de traitement des eaux usées se déroule sans le moindre problème, un contrôle journalier est réalisé. Lors de ce contrôle, l’efficacité de l’épuration de l’eau et le traitement des déchets issus de cette opération sont évalués.  En outre, le respect des normes de rejet est également vérifié afin de s’assurer que les eaux rejetées dans la nature ne représentent plus aucun danger. L’ensemble de l’installation fait également l’objet d’une vérification pour détecter d’éventuelles anomalies. Tous ces détails seront mentionnés dans un rapport mensuel ou annuel par l’exploitant, un rapport qu’il envoie par la suite à l’agence de l’eau et à la police de l’eau.

Par ailleurs, le préfet peut exiger l’auto surveillance s’il le juge nécessaire afin que le processus d’épuration et de traitement des eaux usées se déroule dans les meilleures des conditions. Ainsi, les services chargés de la police des eaux auprès du préfet peuvent se déplacer afin de vérifier la qualité du dispositif de surveillance utilisé par l’exploitant.