ven. Août 23rd, 2019

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Comprendre la méthode de Mézières

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Mise au point en 1947 par la kinésithérapeute française Françoise Mézières, la méthode Mézières est peu connue, mais reconnue pour son efficacité et son approche singulière dans le monde la kinésithérapie. Cette approche se base sur deux principes comme nous allons voir par la suite.

Le corps est constitué de chaînes musculaires interreliées

La Méthode Mézières développée en 1947 par Françoise Mézières est peu connue dans le monde de la kinésithérapie, bien qu’il s’agisse d’une méthode révolutionnaire à l’époque. Elle se base sur une approche singulière, différente de ce que l’on retrouve dans les autres techniques de kinésithérapie et d’orthopédie. Selon Françoise Mézières, le corps est une unité indissociable qui doit être traitée en sa globalité.

Avant d’arriver à cette conclusion, la kinésithérapeute avait découvert que le corps est constitué de muscles reliés entre eux ou ce qu’elle appelle les chaînes musculaires. Il s’agit de quatre chaînes musculaires : la chaîne antérieure du cou, la chaîne brachiale, la chaîne antero-interne et la chaîne musculaire postérieure. D’après Françoise Mézières, le travail sur une chaîne musculaire impacte tous les muscles qui la composent et permet de retrouver l’équilibre de la chaîne et par la suite du corps.

Presque toutes les déformations sont réversibles

L’idée de la Méthode Mézières est de retrouver l’équilibre et l’harmonie du corps en travaillant sur la chaîne musculaire source du problème. Et comme expliqué avant, le travail sur une chaîne musculaire impacte tous les muscles qui la composent. De ce fait, il est possible de rétablir ou reverser toutes les déformations et malformations grâce à la méthode, et ainsi redonner au corps son équilibre.

D’après Françoise Mézières, toutes les déformations et malformations du corps sont réversibles à l’exception des fractures et des malformations congénitales. En effet, l’origine de la plupart des déformations est la tension constante qu’on applique à notre corps. Les muscles sont constamment et parfois excessivement sollicités, ce qui peut provoquer des raccourcissements et des tensions et donc un déséquilibre. Le corps essaye alors de retrouver l’équilibre grâce au système de compensations et d’adaptations.

L’objectif de la méthode Mézières est de retrouver les muscles à l’origine des raccourcissements et des tensions et de les traiter pour éliminer les compensations et adaptations et ainsi redonner au corps son équilibre. Ceci dit, mettre en pratique cette approche est loin d’être simple. C’est pourquoi la méthode doit être pratiquée par des kinésithérapeutes vraiment expérimentés.

Pratiques et usages de la méthode

Comme il s’agit d’une méthode globale d’orthopédie et de kinésithérapie, la méthode Mézières s’avère efficace dans différentes situations. C’est une méthode de rééducation qui peut être thérapeutique (sollicitée après constatation de douleurs et de symptômes physiques), d’entretien (récupérer après un traitement, conserver les résultats et éviter une rechute) ou de prévention (éviter l’apparition d’un problème même quand aucun symptôme n’est présent).

La méthode est adaptée à toutes les indications de la kinésithérapie, à savoir tous les troubles d’origine orthopédiques, neurologiques ou névralgiques. Elle est également indiquée en cas de troubles articulaires, respiratoires, digestifs, cardiaques, circulatoires, gynécologiques, etc. à titre d’exemple, la méthode est fréquemment indiquée contre le mal de dos. Et comme toute autre méthode, elle présente aussi des limites.

Elle n’est pas indiquée en cas d’infections ou inflammations aiguës et contre les troubles du psychisme. C’est une méthode qui nécessite une grande coopération du patient, c’est pourquoi elle n’est pas recommandée pour les petits enfants et durant les trois premiers mois de grossesse.

La méthode Mézières est peu connue, mais de plus en plus utilisée par les kinés en France. Si vous êtes intéressée par la méthode, sachez qu’elle fait l’objet d’une prise en charge partielle par la sécurité sociale.

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