Comparatif RSM vs KPMG : lequel choisir pour vos besoins ?

57 000 salariés aux quatre coins du globe et toujours cette étiquette de challenger, voilà le paradoxe de RSM. KPMG, lui, déroule ses effectifs sur 143 pays et cible massivement les jeunes talents. Mais derrière les chiffres, ce sont des méthodes d’encadrement, des possibilités de mobilité et des spécialisations qui orientent, dès le départ, les trajectoires professionnelles bien différemment.

Les filiales françaises, chez RSM comme chez KPMG, n’appliquent pas toujours à la lettre les recettes imposées à l’international. Entre les écarts de salaires à l’embauche, les perspectives de carrière et l’esprit maison, chaque bureau réserve ses propres surprises.

RSM et KPMG : deux acteurs majeurs de l’audit face à face

Dans le cercle très fermé des cabinets d’audit, le duel RSM-KPMG occupe une place de choix. KPMG, membre influent des Big Four, s’appuie sur une organisation mondiale bien rodée. Son réseau dense, fort de milliers de professionnels, accompagne des clients d’envergure internationale. En face, RSM s’impose parmi les cabinets d’expertise comptable et d’audit, avec une proximité particulière pour les entreprises de taille intermédiaire et les groupes familiaux.

Comparer RSM et KPMG revient à examiner plusieurs aspects déterminants :

  • Dimension du réseau : KPMG installe ses équipes dans plus de 140 pays et accompagne ses clients partout. RSM, de son côté, opte pour une approche plus ciblée, en misant sur la personnalisation de la relation.
  • Typologie de clientèle : KPMG s’adresse surtout aux grandes entreprises, sociétés cotées et entités publiques. RSM séduit une clientèle d’ETI, de PME et de filiales internationales à la recherche de réactivité.
  • Positionnement sectoriel : KPMG joue la carte de la diversité, de la finance à l’industrie. RSM, tout en traitant de grands comptes, développe une expertise pointue dans des secteurs spécifiques, comme l’économie sociale ou l’innovation.

Sur le papier, les deux cabinets d’audit affichent un haut niveau d’exigence technique et proposent toute la gamme des missions attendues : audit légal, expertise comptable, conseil, fiscalité. Pourtant, leur façon d’accompagner diffère : KPMG privilégie l’efficacité collective et la standardisation, tandis que RSM mise sur la disponibilité des associés et une relation de confiance, taillée pour les entreprises qui attendent de la réactivité. Au final, tout dépend de la taille de la société, de la complexité des dossiers et du style de gouvernance recherché.

Quelles différences en matière de culture d’entreprise, d’opportunités et de parcours professionnels ?

Chez KPMG, la structure hiérarchique est nette, à l’image des autres Big Four. L’environnement encourage la performance et la cohésion. Les collaborateurs suivent des processus bien rodés, bénéficient souvent d’opportunités de mobilité internationale et interviennent sur des missions d’envergure. La formation continue suit un référentiel international strict, jalonnant chaque étape de progression. L’organisation prévoit la rotation des équipes, une exposition rapide à des clients prestigieux et un parcours professionnel balisé.

RSM adopte une dynamique différente. Dès le recrutement, la proximité entre associés et nouvelles recrues est mise en avant. L’organisation, plus flexible, favorise l’autonomie et le contact direct avec les clients. L’esprit entrepreneurial et la responsabilisation rapide s’inscrivent dans l’ADN du cabinet. Ici, les trajectoires se dessinent avec davantage de souplesse, que ce soit sur le plan sectoriel ou dans le passage entre audit, conseil, fiscalité et expertise comptable.

La question de l’équilibre vie professionnelle s’impose de plus en plus dans les critères de choix. KPMG propose des aménagements du temps de travail, mais le rythme reste intense, surtout pendant la saison fiscale. RSM, souvent plus réactif, ajuste ses modes d’organisation pour retenir les profils en quête d’un meilleur équilibre. Les deux cabinets d’audit développent des politiques de mobilité interne et d’accompagnement, mais l’ambiance au quotidien, la liberté laissée et la variété des missions peuvent changer radicalement d’une structure à l’autre.

Ce que recherchent vraiment les recruteurs et les équipes RH chez les candidats en audit

Que ce soit chez RSM ou chez KPMG, les critères de recrutement sont définis sans ambiguïté. Le diplôme ouvre souvent la porte, mais il ne suffit pas. Ces cabinets, qu’ils relèvent de la sphère des Big Four ou d’un grand réseau comme RSM, attendent des profils capables d’être précis et adaptables à la fois.

Les services RH recherchent avant tout des personnes dotées d’un sens aigu de l’analyse, capables d’interpréter des données complexes et de repérer des incohérences sans se perdre dans les détails. Mais cela ne s’arrête pas là : ils veulent aussi une curiosité professionnelle réelle. Comprendre le métier d’un client, s’intéresser à son secteur, anticiper les risques, varier les missions, voilà ce qui fait la différence.

La capacité à évoluer dans un contexte changeant est attendue. Chez KPMG, la capacité à travailler en équipe pèse lourd : la performance individuelle se jauge à l’efficacité collective, dans un environnement structuré. RSM, pour sa part, mise sur la polyvalence, l’autonomie, et la prise de parole rapide devant les clients, ainsi que la gestion autonome de projets.

L’expérience terrain, qu’il s’agisse de stage ou d’alternance, apporte un avantage décisif. La maîtrise des outils numériques est de plus en plus attendue. Parler anglais, exigé chez KPMG, devient la norme pour tous les cabinets d’audit. Montrer une réelle motivation pour l’expertise comptable et l’audit, comprendre les réalités du métier, s’engager dans le processus de recrutement : autant de points qui font la différence.

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Préparer sa candidature et réussir ses entretiens : conseils pratiques pour maximiser vos chances

Les recruteurs de RSM et KPMG attendent plus qu’un CV bien présenté. Il s’agit de prouver que vous avez compris ce qui distingue le cabinet d’expertise comptable visé. Exprimez votre intérêt pour l’audit, l’expertise comptable ou les missions de conseil, fiscalité en lien direct avec le poste. Mettez en avant des expériences concrètes, des stages en cabinet d’audit ou tout projet ayant sollicité votre sens de l’analyse.

La préparation au processus de recrutement ne laisse aucune place à l’improvisation. Chaque étape compte, du premier contact avec les RH à l’entretien technique. Les cabinets cherchent des candidats capables d’expliquer leurs choix, de structurer une réflexion et de s’appuyer sur des exemples précis.

Pour mieux vous préparer, voici les points à travailler :

  • Adaptez votre candidature aux attentes du cabinet : renseignez-vous sur la culture, les valeurs et les secteurs d’intervention.
  • Soignez particulièrement la lettre de motivation : personnalisation et compréhension du métier sont attendues.
  • Entraînez-vous à l’entretien structuré : préparez-vous à répondre à des questions techniques, à simuler des cas concrets, à présenter une analyse chiffrée.

Chez KPMG, vous serez confronté à des situations qui mettent à l’épreuve votre gestion du stress et votre capacité à collaborer. RSM valorise l’autonomie : montrez vos initiatives et votre aptitude à mener un projet à terme. La maîtrise de l’anglais et des outils numériques est désormais incontournable, tant pour un stage qu’un premier poste. Les cabinets d’expertise comptable cherchent des profils alliant rigueur, curiosité et sens du service.

Choisir entre RSM et KPMG, c’est d’abord choisir un style de progression et une façon de travailler. À chacun de peser ses ambitions, son appétence pour la mobilité ou la proximité, et de viser le cabinet qui lui ressemble. Le vrai choix, c’est celui qui donne envie de se lever le matin, prêt à s’investir sur des missions qui comptent vraiment.

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