180 000 $: ce n’est pas le chiffre d’affaires d’une PME, mais bien le salaire que peut toucher, chaque année, un ingénieur en gestion de projets dans le secteur des technologies de l’information au Québec. Presque le double de la moyenne provinciale pour la profession. Et surtout, loin devant les rémunérations proposées aux ingénieurs civils ou mécaniques, pourtant bien plus nombreux à arpenter les couloirs des entreprises locales.
Les écarts de salaires entre les disciplines atteignent désormais 40 %, à en croire les dernières enquêtes menées auprès de la profession. Parmi les jeunes diplômés, ce sont les spécialistes du génie logiciel qui voient leur paie grimper le plus vite : en l’espace de cinq ans, ils dépassent déjà les revenus moyens de leurs collègues œuvrant dans la construction.
Panorama des salaires en ingénierie au Québec : tendances et fourchettes actuelles
Le Québec affiche un salaire moyen pour les ingénieurs qui franchit allègrement la barre des 100 000 $ par an, si l’on en croit Genium360. Mais cette moyenne ne raconte pas toute l’histoire : selon le domaine, l’expérience acquise et même la région, la paie change du tout au tout. Plus les années de pratique s’accumulent, plus l’écart se creuse : un ingénieur en début de carrière démarre autour de 65 000 $, tandis qu’après quinze ans, un professionnel chevronné peut viser 130 000 $, surtout s’il a opté pour des filières en tension ou des fonctions de gestion.
Comparé à l’ouest canadien, le salaire des ingénieurs québécois reste un cran en dessous, mais certaines spécialités dépassent la moyenne nationale. Les ingénieurs qui travaillent dans les technologies de pointe, l’énergie ou l’aéronautique tirent particulièrement bien leur épingle du jeu, portés par une demande constante et la compétition internationale. À l’opposé, les filières du génie civil et du génie mécanique, largement représentées, voient les progressions salariales marquer le pas.
| Spécialité | Salaire moyen (CAD) |
|---|---|
| Génie logiciel | 115 000 |
| Génie électrique | 102 000 |
| Génie mécanique | 90 000 |
| Génie civil | 88 000 |
Ces chiffres témoignent de la vitalité du marché : la transformation numérique, la rareté des experts et la mobilité professionnelle font grimper les enchères. Certains ingénieurs n’hésitent plus à traverser le pays pour décrocher la meilleure offre, ce qui met les employeurs québécois sous forte pression pour retenir leurs talents.
Quelles spécialisations d’ingénieurs sont les mieux rémunérées aujourd’hui ?
Le classement est sans appel : les spécialisations d’ingénieurs les plus recherchées et les mieux payées sont celles du génie logiciel. La demande explose, soutenue par une économie en pleine mutation numérique et un bassin de talents qui ne suit pas le rythme. Un ingénieur logiciel voit son salaire moyen dépasser 115 000 $ d’après Genium360, et certains profils experts en cybersécurité ou intelligence artificielle franchissent allègrement ce seuil.
Les ingénieurs en génie électrique et en génie industriel ne sont pas en reste : les entreprises misent sur leurs compétences pour moderniser les réseaux et automatiser la production. Prendre la tête d’une équipe, gérer des projets d’envergure ou piloter des processus industriels, c’est aussi la voie royale vers des emplois de gestionnaire technique, où la rémunération bondit souvent au-dessus de 120 000 $.
Voici un aperçu concret des profils qui tirent leur épingle du jeu :
- Génie logiciel : champion incontesté côté rémunération, avec des perspectives et un marché dynamique.
- Génie électrique et industriel : de solides débouchés, notamment pour ceux qui conjuguent savoir-faire technique et compétences de gestion.
- Gestionnaire de projets techniques : la progression salariale s’accélère dès qu’on franchit le cap de la supervision d’équipes.
À titre de comparaison, les ingénieurs civils doivent se contenter d’une moyenne inférieure à celle de leurs collègues des technologies et de l’industrie, même si les grands projets d’infrastructure peuvent, ponctuellement, faire grimper les grilles. Au Québec, la hiérarchie salariale des ingénieurs reste marquée : ceux qui visent les technologies avancées, la gestion ou l’industrie de pointe maximisent leurs chances de gravir les échelons.
Identifier les secteurs porteurs pour maximiser sa rémunération en tant qu’ingénieur
Le paysage québécois évolue vite : certains secteurs d’ingénierie deviennent des pôles d’attraction, stimulés par des investissements massifs et des bouleversements dans les modèles industriels. Les ingénieurs qui veulent viser le haut du panier savent désormais où concentrer leurs efforts.
Le secteur des technologies de l’information s’impose comme un terrain de choix. L’essor de l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la robotisation et le développement logiciel font exploser les offres d’emploi et poussent les salaires à la hausse. Face à la pénurie de main-d’œuvre, les entreprises rivalisent d’avantages sociaux et de primes d’embauche pour attirer les meilleurs.
L’ingénierie industrielle et la gestion de projets dans la construction ne sont pas en reste : les grands chantiers d’infrastructure, portés par des investissements publics et privés, ouvrent la porte à des fonctions de pilotage d’équipe, d’optimisation des coûts, ou d’intégration des nouvelles technologies dans l’ensemble du processus industriel.
Pour illustrer ce dynamisme, voici les secteurs où les salaires et les perspectives atteignent des sommets :
- Technologie : progression salariale rapide, primes fréquentes, conditions de travail flexibles.
- Construction et infrastructures : forte demande de gestionnaires, valorisation des postes à responsabilités.
- Industrie manufacturière : automatisation, digitalisation et exigences techniques montent d’un cran.
Dans ce contexte, le profil idéal évolue : la maîtrise technique ne suffit plus, il faut additionner compétences transversales et appétence pour les projets complexes. Les ingénieurs qui se positionnent sur ces créneaux voient leur rémunération rejoindre les standards les plus élevés de la province.
À l’heure où les choix de carrière se font stratégiques, l’ingénieur québécois qui conjugue expertise pointue et flair pour les secteurs porteurs s’offre un ticket gagnant. Le marché évolue vite : à chacun de tracer sa trajectoire, et de viser, pourquoi pas, la barre symbolique des 200 000 $.


